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Publié par Homme Culture & Identité

note de H.C.I : non seulement les femmes n'ont pas le goût de l'adultère (il faut revoir le film de Harald EIA sur les comportements sexuels pour comprendre que les attentes des femmes sont différentes de celles de hommes en matière de flirt et de sexualité) mais en plus les hommes sont assez conditionnés par les messages culturels dominants pour croire que la libération sexuelle est une demande des femmes. Le cas de ce site faisant la promotion de l'adultère en est une illustration flagrante !

Sur le site d'adultères Ashley Madison, 11 millions d'hommes parlaient à 2400 femmes

Le site de rencontres extra-conjugales canadien, hacké cet été, revendiquait 37 millions d'utilisateurs. Une immense majorité de ses profils féminins étaient néanmoins inactifs.

Ashley Madison encourageait ses utilisateurs à «tenter l'aventure». Encore fallait-il avoir quelqu'un avec qui la tenter. Le site de rencontre extra-conjugal, victime d'un piratage de grande ampleur au mois de juillet, était au mieux fréquenté par 12.000 femmes dans le monde, d'après des estimations d'une journaliste du site Gizmodo. Soit une partie infime des 37 millions d'utilisateurs revendiqués par le site.

Sur la base de données diffusée par les pirates au mois d'août, près de 5,5 millions de comptes étaient attribués à des femmes. Pour recouper cette information, la journaliste de Gizmodo a compté le nombre d'utilisatrices ayant eu une autre activité après avoir créé un compte. Elle a examiné toutes les actions des utilisateurs qui étaient répertoriées dans la base de données d'Ashley Madison: l'utilisation de la messagerie, du chat ou la demande de suppression d'un compte. Les résultats sont édifiants. Seules 1492 femmes ont ouvert au moins une fois leur messagerie sur Ashley Madison (contre 20 millions d'hommes), et 2409 ont déjà utilisé sa fonction de chat (contre 11 millions d'utilisateurs). La plus grosse proportion d'utilisatrices actives observée sont celles qui ont demandé à effacer leur compte. Sur Ashley Madison, il fallait s'acquitter d'une vingtaine de dollars pour supprimer ses données. Près de 12.108 utilisatrices ont ainsi payé pour disparaître du site.

«Des femmes qui n'étaient pas là»

Les estimations de la journaliste de Gizmodo sont approximatives: il est possible que des femmes aient créé un compte sur Ashley Madison sans jamais être actives. «Certains de ces comptes inactifs ont sans doute été créés par des femmes curieuses de consulter le site, ou y trouver leur mari infidèle», explique la journaliste. «Mais l'immense majorité sont juste des profils statiques, dont le seul but était de faire croire à des hommes qu'Ashley Madison était fréquenté par des millions d'utilisatrices», avance-t-elle.

Ashley Madison avait déjà été accusé par une ancienne employée de recourir à de très nombreux faux profils féminins, créés par ses propres équipes pour mieux encourager les hommes à s'inscrire sur le site. Une pratique aussi vieille que le Minitel rose. Néanmoins, c'est la première fois que l'on a une estimation du nombre de ces comptes inactifs. «Des dizaines de millions d'hommes ont écrit des emails, consulté un chat ou dépensé de l'argent pour des femmes qui n'étaient pas là», conclut la journaliste de Gizmodo.

Plusieurs plaintes déposées

Cette enquête intervient une semaine après la publication des données de 37 millions d'utilisateurs présumés d'Ashley Madison. Outre les faux profils féminins, d'autres informations présentes dans ce fichier n'appartenaient pas à de véritables utilisateurs du site. On y retrouve par exemple plusieurs occurrences de fausses adresses mail attribuées à Barack Obama. Néanmoins, de nombreuses personnes ont vu leur vie basculer après ce piratage. La police canadienne enquête ainsi sur deux suicides qui pourraient être liés à ces révélations.

Avid Life Media, propriétaire d'Ashley Madison, fait aujourd'hui l'objet de plusieurs plaintes, dont une class action, où les plaignants lui demandent 509 millions d'euros. Les hackers, eux, n'ont toujours pas été attrapés. Mercredi soir, le blogueur spécialiste en cybersécurité Brian Krebs affirmait avoir identifié un potentiel coupable. Ce dernier a nié être l'auteur de l'attaque. «Vous me faites bien marrer», a-t-il commenté sur Twitter.

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