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Publié par Homme Femme & Identités

Note HCI : La compassion est de mise face à la vie pour le moins chahutée des personnes transsexuelles, et il faut leur souhaiter le meilleur, et, si elles le veulent, les soins les plus adaptés qui soient. Il n'en demeure pas moins que certains tentent avec la question trans de faire avancer l'idéologie du genre (relire la note sur le fondement de l'idéologie du genre) qui n'est autre qu'un projet de subversion entièrement assumé par le groupe de pression LGBT et de nombreuses associations pro-genre qui irriguent aujourd'hui les partis politiques français avec en tête Europe Ecologie les Verts, le Parti de Gauche, le Parti Socialiste. La situation des personnes trans ne peut faire l'objet d'une main mise politique car c'est contraire à leurs intérêts. L'analyse critique du film The Danish Girl en donne une illustration.

Par Walt Heyer (ThePublicDiscourse)

13 janvier 2016 – En regardant le film The Danish Girl, j’ai eu par moments l’impression d’être le public captif de l’argumentaire de vente sans fin d’un lieu de vacances à temps partagé. Quand les slogans prévisibles allaient-ils cesser?

The Danish Girl est bourré de romantisme sirupeux et bisounours, visant à convaincre les hétérosexuels « homophobes » ou « transphobes » que les contorsions douloureuses et les détours de la vie d'une personne transgenre sont vraiment une quête saine et courageuse pour embrasser son vrai soi. Le film multiplie les points de discussion LGBT bien connus. À un moment clé, le personnage principal s’exclame: « Enfin, je suis qui je suis! »

The Danish Girl, basé sur le roman du même nom de David Ebershoff et réalisé par Tom Hooper, raconte l'histoire de Lilli Elbe, l'un des premiers bénéficiaires connu de la chirurgie transsexuelle. Le film met en vedette Eddie Redmayne dans le rôle d’Einar Wegener / Lilli Elbe, la femme transgenre émergente. Alicia Vikander partage l’affiche en tant que Gerda, son épouse dévouée, qui aime profondément son mari et lui reste fidèle tout au long des années de sa spirale descendante.

Bien que le jeu des acteurs soit bon, le film est finalement à peine plus qu'un outil de propagande LGBT. Il est vrai que les personnes transgenres souffrent. Mais le film n’aborde pas le fait que, trop souvent, les patients transgenres continuent à souffrir même après la chirurgie, parce que leurs problèmes psychologiques ne sont pas traités. J’en ai fait l’expérience directe, car j'ai été une femme transgenre, et je regrette ma chirurgie transsexuelle.

L’intrigue

Le film se déroule au Danemark dans les années 1920. Lorsque nous le rencontrons pour la première fois, Einar, le mari, est un peintre-paysagiste équilibré, dont les tableaux lumineux remportent un certain succès dans le monde de l'art. Il ne présente pas de bizarreries de genre notables ou de tendances homosexuelles. Gerda, une artiste aussi, est une jolie femme qui aime son mari, mais elle a du mal à se faire reconnaître comme artiste. Ils semblent former un couple ordinaire qui s’aime.

Les choses commencent à devenir étranges lorsque Gerda, ayant besoin d'un modèle féminin pour terminer un tableau, demande à Einar de l'aider en posant comme femme. Évidemment, c’est une première pour Einar qui n’a jamais fait cela; il a besoin des conseils de sa femme pour enfiler les doux bas de nylon. Einar glisse ses pieds dans les délicates et trop petites sandales de femme et adopte une pose féminine pour la peinture. Il est une aide hésitante, mais cède avec bonne humeur à la volonté de Gerda. Ils en font un jeu — mais ce jeu finit par aller trop loin.

Gerda est prise par l’excitation que cause le déguisement d’Einar en femme. Elle encourage la femme émergente, qu'ils appellent Lilli par taquinerie, à être belle et magnifique. En le dessinant, Gerda découvre en elle-même une passion artistique inexploitée et lui, à son tour, est fasciné par les dessins de lui-même en femme. La gâchette est tirée. Einar devient amoureux de sa propre apparence lorsqu’il est habillé en femme. Ce n’est pas du transsexualisme mais un fétichisme sexuel, mis en branle par inadvertance, qui a émergé à la faveur de l’énergie et de l’excitation des encouragements de Gerda.

Par la suite, Einar se travestit en cachette et, habillé de tissus souples et soyeux, explore son propre charme sexuel.

Le terme médical pour le comportement d’Einar -- un homme qui est sexuellement excité par l'idée d'être ou de devenir une femme -- est l’ « autogynéphilie » [du grec, « amour de soi en femme »]. Einar échange son amour conjugal envers sa femme contre l'amour de soi : son reflet dans un miroir ou son portrait en tableau.

La comédie atteint un nouveau niveau, lorsque, pour une raison quelconque, Gerda encourage son mari à l'accompagner à un vernissage, déguisé en femme. Gerda met à Einar une perruque, le maquille, et lui choisit un ensemble. Elle lui montre comment marcher et se comporter comme une femme. Le soir de la fête, Gerda jouit de l'excitation d'utiliser le déguisement d’Einar pour tromper leurs connaissances, jusqu'à ce qu'elle le surprenne dans un baiser romantique avec un homosexuel. Lilli a fait sauter toutes les barrières, elle s’en donne à cœur joie, avant que Gerda voie enfin ce qu'elle a déclenché.

Celle-ci ne sait plus que faire de Lilli, dont les apparitions inopinées et non désirées sont de plus en plus fréquentes. Gerda contacte un ami d'enfance d’Einar que celui-ci avait perdu de vue. Mais lorsqu’elle dit à son mari que son ami veut le voir, Einar lui parle d'un incident longtemps oublié de sa jeunesse, lorsque son ami l'avait embrassé parce qu'il était « si jolie ».

Le film marche sans relâche à montrer étape par étape l'émergence de Lilli, la complète disparition d’Einar, ainsi que l'angoisse, la solitude et la frustration de son épouse abandonnée, tandis qu’elle pleure la perte de l'homme qui était autrefois son mari. De regarder l'angoisse de l’épouse m'a rappelé un autre film, A Beautiful Mind, dans lequel une femme regarde, impuissante, son mari tomber de plus en plus profondément dans la maladie mentale.

Parallèles avec ma propre vie

Les expériences de ma petite enfance ont provoqué en moi les mêmes désirs que ceux éveillés en Einar. Dans le cas d’Einar, l'expérience de son enfance qui l’a influencé plus tard, a eu lieu quand son compagnon de jeu masculin l'a embrassé parce qu'il avait l'air « si jolie ». Dans mon cas, j’avais une grand-mère qui m'a secrètement travesti à partir de l’âge de quatre ans. Elle cousait des robes spéciales pour moi et me disait combien j’étais jolie quand je les essayais pour elle.

Comme Einar, je me suis marié avec une femme et j’ai vécu comme un homme. Comme Einar, je me travestissais en secret et finalement j’ai commencé à sortir en public habillé en femme. Moi aussi, je me sentais galvanisé par l'expérience. Après un certain temps, mon désir d'être une femme a encore augmenté, et je sentais que je devais devenir « Laura » (le nom de mon personnage féminin) afin « d'être qui je suis ». Comme Lilli, je voulais tuer mon identité masculine de sorte que Laura puisse vivre. Voilà pourquoi j’ai subi une transformation chirurgicale complète.

Lilli n'a pas eu l'occasion de vivre comme femme transgenre pour voir si la vie en femme remplissait ses attentes et lui servait de voie vers la paix, car elle est morte d'une infection quelques jours après la deuxième opération de reconstruction. Aujourd'hui, les techniques de chirurgie transsexuelle ne mettent pas particulièrement la vie en danger. Après avoir subi la chirurgie transsexuelle, j’ai vécu huit ans comme femme transsexuelle, vivant et travaillant à San Francisco une partie de ce temps. Juste après la chirurgie, comme Einar, j’étais transporté de joie d’avoir finalement fait la transition. Pourtant, l'excitation s’est bientôt dissipée.

Au fil du temps, j’ai découvert que la vie en femme ne pouvait pas me donner la paix. À mon grand désarroi, j’ai toujours fluctué entre être Walt et être Laura, parfois plusieurs fois au cours de la même journée. Peu importe ce qui m’avait fait souhaiter de modifier mon identité de genre, cela n'a pas été résolu par la chirurgie transsexuelle ou en vivant comme une femme. Je continuais de chercher une réponse.

Un portrait précis – jusqu’à un certain point

Le film dépeint avec précision les problèmes émotionnels et psychologiques profonds que vivent les personnes transgenres, illustrant l’exaspérante difficulté de diagnostiquer et de traiter ces problèmes. Il montre bien comment l'inconfort de genre peut démarrer à partir d'un incident en apparence minuscule dans l'enfance, puis à l'âge adulte se développer en un sévère inconfort de genre qui finalement conduit à la chirurgie transsexuelle.

Le public regarde Einar progresser de la réticence à se déguiser en personne de l’autre sexe pour aider sa femme avec sa peinture, jusqu’à être sexuellement excité par l'idée de se déguiser en femme, à jouir de devenir Lilli et finalement à rejeter son identité en tant qu’Einar et son mariage avec Gerda. Lilli veut ardemment la chirurgie génitale, même au risque de sa vie. Immédiatement après la chirurgie, Lilli semble vraiment heureuse de sa décision.

La plupart des personnes transgenres diront que cela est vrai et correspond à leur expérience; en fait, j'ai moi-même vécu cette progression. Cependant, étant donné que Lilli est morte après la deuxième intervention chirurgicale, le film ne pouvait dépeindre que les désirs pré-transition et l'effet immédiat de la chirurgie, non pas la réalité à long terme de la vie après la transition.

Dans mon cas, la transition promettait une bonne vie, mais après la disparition de l'euphorie initiale, est arrivé le désespoir. Je n’ai pas connu la paix jusqu'à ce que je décide d'arrêter de vivre comme Laura et de faire tout ce qu'il fallait pour être Walt. D’être ouvert à la restauration de la masculinité a tout changé.

Quand un diagnostic correct de mon trouble dissociatif a été fait, le premier traitement efficace a pu commencer. Il a fallu plusieurs années, mais comme je persistais à suivre le traitement d'un trouble dissociatif, mon envie de vouloir être une femme s’est atténuée jusqu'à ce qu'elle disparaisse complètement. J’ai appris que la chirurgie transsexuelle n’aurait pas été nécessaire, mais il était trop tard. Mon corps était mutilé de façon irréversible.

Les troubles engendrent d’autres troubles

D'habitude, le diagnostic pour les patients qui s’identifient comme transgenres est la « dysphorie du genre ». Selon le DSM-5 (la dernière édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux), la dysphorie du genre est caractérisée par une incohérence marquée, d'une durée d'au moins six mois, entre le sexe ressenti ou exprimé d’une personne et son sexe biologique. Bien que l'on n’en parle pas beaucoup, les études montrent qu’une majorité de patients transgenres souffrent de troubles comorbides (coexistants).

Le film montre les troubles concomitants d’Einar très clairement. Tout d'abord, nous voyons l'apparition de l’autogynéphilie, un trouble sexuel mental dans lequel Einar devient l'objet de sa propre affection sous l'identité de Lilli. Après l’avoir entretenu et lui avoir donné libre cours pendant un certain temps, ce trouble dégénère en une obsession narcissique d'auto-satisfaction, au détriment de sa relation avec sa femme.

On voit apparaître le désir d’Einar à devenir la femme si joliment dessinée des peintures de son épouse Gerda. Ce désir devient une obsession. Ces puissantes et nouvelles émotions changent sa vision de lui-même en tant qu’homme. Finalement, Lilli se dissocie d’Einar, et deux personnages existent dans une seule personne. C’est ce qu’on appelle un trouble dissociatif. N’étant pas maîtrisée, Lilli prend le contrôle total et transforme Einar en Lilli, la femme représentée sur la toile.

Lilli dit qu’Einar est mort et enterré. Cette déclaration démontre un trouble plutôt que la réalité, parce qu’Einar est là, debout, en train de parler. J’ai fait des déclarations similaires à propos de Walt. Je disais vouloir la mort de Walt et organiser un service funéraire approprié pour Walt afin que Laura puisse vivre sans être encombrée de Walt. Ce sont les propos d’un esprit perturbé. Il se trouve que moi aussi j’ai eu des troubles comorbides.

Les producteurs de The Danish Girl tentent clairement de vendre l'idée populaire qu’il y avait une fille prisonnière à l'intérieur d’Einar pendant toute sa vie. Ne vous laissez pas berner par ce « boniment de vendeur ». Regardez d’un peu plus près, et vous verrez une série de troubles mentaux incompris et non diagnostiqués qui ont conduit Einar à devenir Lili, la femme transgenre. Les personnes transgenres ne sont pas nées comme ça; elles évoluent à partir des expériences qui façonnent leurs émotions et leurs désirs.

Fournir de véritables soins psychiatriques

A la fin du film, pendant que défilait le générique, je me suis tourné vers la dame d'âge moyen assise à côté de moi et je lui ai demandé ce qu'elle en pensait. Elle a répondu: « Cela sentait la propagande! Je vis dans un quartier où les gens qui ont besoin de soins psychiatriques errent dans les rues, mais il n'y a personne qui les aide. »

En un sens, cette description s’applique aussi aux personnes transgenres: elles ont besoin de véritables soins psychiatriques, mais il n’y a souvent personne pour les aider. Plus de 60 pour cent des patients atteints de dysphorie de genre souffrent de troubles concomitants. Ceux-ci comprennent généralement des troubles psychologiques ou psychiatriques tels que la dissociation, des fétiches sexuels tels que l’autogynéphilie, et des troubles de l'humeur comme la dépression. Dans presque tous les cas, ces troubles pourraient être résolus sans aucune intervention chirurgicale si les patients recevaient un traitement approprié, comprenant de la psychothérapie et des médicaments.

En 2011, une enquête a révélé que 41 pour cent des personnes transgenres déclarent avoir fait une tentative de suicide au moins une fois. Malheurs et suicides ont été rapportés en 1979 par un médecin de la Clinique du genre Harry Benjamin, le Dr. Charles Ihlenfeld, endocrinologue. Après avoir administré pendant six ans une thérapie hormonale (à base d’hormones de l'autre sexe) à cinq cents patients transgenres, le Dr Ihlenfeld dit que 80 pour cent des gens qui demandent la chirurgie transsexuelle ne devraient pas l’avoir. Pour quelle raison? Les taux élevés de suicide post-opératoire parmi la population transgenre. Plus étonnant, le Dr Ihlenfeld a déclaré que la chirurgie transsexuelle n'a jamais été destinée à être une solution de traitement pour toute la vie, mais seulement pour fournir un répit temporaire.

Bien que leurs intentions puissent être bonnes, de nombreux militants pour l’acceptation des transgenres empêchent en fait les personnes transgenres d'obtenir l'aide dont elles ont besoin. Et comme les troubles mentaux concomitants ne sont pas traités correctement, il est probable que les taux élevés de suicide dans la population transgenre continueront.

Dans une scène du film The Danish Girl, un spécialiste diagnostique chez Einar une schizophrénie paranoïde. Avant que le médecin ait pu revenir avec une équipe pour l'enfermer, Einar a pris la fuite par crainte du traitement barbare qui l'attend.

Pour ma part, j’attends avec impatience le jour où la pratique actuelle d'approuver la chirurgie transsexuelle pour tous ceux qui se disent insatisfaits de leur sexe de naissance, sera considérée comme tout aussi barbare.

Walt Heyer est un auteur et un orateur public dont la passion est d’aider les autres personnes qui regrettent leur changement de sexe. Grâce à son site web, SexChangeRegret.com, et son blog, WaltHeyer.com, Heyer sensibilise le public de l'incidence de ces regrets et des conséquences tragiques qui s’ensuivent. L'histoire d’Heyer peut être lue sous la forme d’un roman dans Kid Dakota and The Secret at Grandma’s House (Kid Dakota et le secret à la maison de grand-mère) et dans son autobiogrm>aphie, A Transgender’s Faith (La Foi d'un transsexuel). D'autres livres de Heyer comprennent target="_blank" href="http://www.sexchangeregret.com/bookstore">Paper Genders et Gender, Lies and Suicide (Genre, mensonges et suicide). Reproduit avec la permission de l'Institut Witherspoon.

Source : http://www.cqv.qc.ca/le_film_the_danish_girl_est_une_absurdit_je_le_sais_j_ai_ete_une_femme_transgenre

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Patricia Oudart 05/09/2016 07:04

à propos du site http://www.sexchangeregret.com/Things-Ive-Learned .
On reste du sexe dont on est né(e). Si le cerveau était fille, on a eu des préoccupations de fille, et cela , même si le corps disait le contraire. Aussi la chirurgie n'a jamais été un 'changement de sexe', comme il est souvent dit, on ne change pas de sexe, la chirurgie est un acte de réparation du corps, pas une magie. Mon endocrinologue met XX sur sa fiche médicale, car il y a plus de cent formes d'intersexuation, y compris génétiques, dont certaines sont très difficiles à vérifier, des femmes XY, des hommes XX, sans parler des XXY, aussi, définir le sexe par la génétique est une erreur, tout comme le définir par la présence d'un utérus, d'ovaires ou de testicules, car c'est aussi une variable et non une donnée fixe de chaque sexe. Nombre de femmes n'auront jamais d'enfant, elles sont des femmes malgré tout. Certains hommes ont un micro pénis, non fécondant, et pourtant ils affirment bien haut leur masculinité. La donnée de l'anatomie sexuelle est donc elle aussi une variable naturelle, ce n'est pas encore cela qui fait de vous une femme ou un homme.
Toute petite, j'avais confiance, ma poche à bébé, je la sentais, elle finirait par s'ouvrir et la vérité serait visible. Avant l'adolescence, mes orgasmes provenaient uniquement de mon idée du prince charmant qui venait me rendre visite intimement, tellement étonnée que mon sexe soit si féminin, je vivais mon éveil de femme. C'est important de bien comprendre ce vécu intérieur de la féminité d'une petite fille qui n'est pas dans son corps, pour comprendre définitivement que la chirurgie qui arrive ensuite, n'est que la continuité de la vie, une réparation tellement indispensable, que le risque était de mourir de ne pas pouvoir y accéder un jour, un droit de vivre une autorisation à être soi. Il y a une énorme différence entre croire que l'on va 'changer de sexe', être féminisé par la chirurgie, et entrer dans son propre fantasme, et au contraire pouvoir vivre dans son propre sexe de naissance, enfin. Peu importe que ce ne soit pas l'idéal, car même si ce n'est qu'une réparation approximative, c'est la réalité, cela permet d'accorder sa propre vie intérieure d'enfant, d'ado et de femme à sa réalité corporelle. Pour dire les choses plus crument, mon vagin existe depuis ma naissance, mon plaisir est donc celui que j'ai vécu depuis toujours, le Prince Charmant de mon coeur est juste devenu l'homme que j'aime! Contrairement à ces personnes qui pensent que le changement de sexe existe, ou celles qui s'aperçoivent trop tard que c'est impossible, je veux préciser que pour les femmes comme moi, pour qui cette chirurgie est appropriée, elle n'est absolument pas vécue comme un changement de sexe, mais comme la joie d'être entière, la guérison d'une infirmité, l'accouchement de soi.
Aussi, juger du sexe sur un critère uniquement physique, anatomique, c'est nier le 90% de la part de la structure neuronale et de la vie sexuée de l'identité, influencée ou pas par la culture. C'est là à mon sens, la grande duperie à laquelle qu'on a forcé à croire les personnes qui se définissent elle-mêmes comme 'trans-genre' ou 'trans-sexuels', croire que l'on peut changer de sexe.
"On ne naît pas Femme, on le devient....Parce qu'on est née Fille"
Dans les cas de regrets, le médecin qui a laissé croire à son patient que cela résoudrait ses problèmes, ou les organisations qui soutiennent cette idée, sont criminelles et incompétentes. Cette chirurgie, ou même les traitements médicaux, bloquants pubertaires, traitements hormonaux de substitution, sont strictement réservés à la sexuation inversée et prénatale du cerveau. Cela a été une erreur fondamentale de la part du corps médical de croire à un sexe psychologique, un trouble irréversible de l'adulte, et de ne pas aussitôt se pencher sur l'idée que ce trouble commençait nécessairement dans l'enfance et que donc il fallait mettre en place la politique de santé correspondante, au lieu de s’arque-bouter sur une expérience de vie et un suivi de deux ans à l'âge adulte, qui au final ne fait qu'illusionner le patient, et le focaliser sur la réalisation matérielle de son genre idéalisé.
Le regret post-opératoire est le réveil du rêve qui s'est auto-entretenu, la croyance en une nouvelle personne, comme la bonne fée transformant, cette fois, le petit pantin de souffrance, en une merveilleuse princesse radieuse.
Pour les médecins, il est essentiel de rappeler que suicide n'est pas dépression. Les tentatives des personnes adolescentes qui découvrent que leur corps devient celui d'un monstre de l'autre sexe, ont uniquement cette cause, le cerveau ne correspond pas au corps, la conclusion est logique et froide. D'ailleurs, dans cette tranche d'âge adolescente, les auto-chirurgies, appelées auto-mutilations improprement, sont encore plus nombreuses que les tentatives de suicides selon l'équipe spécialisée australienne. Il s'agit bien d'acter que l'on est pas dans son corps, et que la vie devient impossible, même si on le regrette.
Dans le cas contraire des personnes qui ensuite regrettent la chirurgie et se suicident, le médecin cède à une attitude suicidaire dépressive, mais c'est au contraire la réalisation de la demande chirurgicale qui crée le risque important de morbidité, car c'est à ce moment que la mutilation rend la vie impossible en tant qu'homme. Ce ne sont pas du tout les mêmes perspectives, la chirurgie de réassignation peut sauver une vie et en détruire une autre, parce qu'elle n'est pas adaptée, pas indiquée, nocive.

Patricia Oudart 05/09/2016 05:36

Excellent article de votre part, qui illustre ma propre bataille pour faire comprendre la dysphorie de sexuation biologique, contre cette idéologie du 'genre mobile', qui ne permet pas aux personnes en trouble de l'identité sexuée d'être dépistées dès le plus jeune âge et aidées, psychologiquement parlant, avant que l'adolescence et la publicité ambiante faite à cette 'pseudo mobilité de la sexuation' ne cristallise leur fracture identitaire.
Je me heurte aux mêmes lobbies, qui préconisent le choix de 'genre' libre, à des personnes en grande difficulté identitaire.
Je devrais être une opposante à ce texte. Je suis née fille, avec un appareil gonadique masculin qui m'a fait déclarer garçon. J'ai subi il y a des années une chirurgie de réparation de mon sexe en accord avec ma personne féminine, et je suis une femme à 200%, sans aucun équivoque, heureuse, et qui vient donc contredire cet article en apparence...
En apparence seulement, car j'applaudis devant le témoignage du rédacteur. Le film, je ne l'ai pas vu, il ne m'intéresse pas, seul pourrait m'intéresser le témoignage direct de cet homme et de sa femme, qui a tout de même joué un rôle actif dans la transformation de son mari au départ.
Mais voilà. Nous ne parlons pas des mêmes choses. Je suis une représentante de la dysphorie de sexuation, qui est une anomalie neurologique de naissance, Le cerveau primitif féminin ne s'étant pas masculinisé, dans mon cas, il y a donc dès la naissance une 'dysphorie de sexuation entre le sexe du cerveau, et celui des gonades, irréversible et formant un handicap que la petite fille ainsi née ressent comme une anomalie du corps, une anomalie de la sexuation de son corps.
Très souvent, cette perception est très précoce, du moins elle s'exprime par la parole dès que cette enfant peut parler, pour une fille, vers deux ans et demi.
La situation de cet homme et le témoignage de l'article sont à l'opposé, la description d'un trouble psychologique profond, développé dans l'enfance, par la perversité d'un tiers, qui refuse à un petit garçon son statut de garçon, son identité masculine, et encourage un idéal déifié féminin en remplacement. Je vous dis tout mon respect pour votre témoignage, car ceux-ci sont rares, le sujet de la mère (ou du caregiver féminin) est en effet totalement tabou pour les personnes adultes qui souffrent de ces TIS, troubles de l'identité sexuée, qui tentent plutôt de s'en sortir dans une sorte de suicide mental, tentés par la chirurgie de réassignation, comme une dernière bouée avant de sombrer. En effet, la mère, généralement, est la représentation de cet imaginaire inaccessible et glorifié, donc qui ne peut être remise en cause.

Dans la démarche d'étude, et de militance que je propose aux médecins, je leur explique cette différence fondamentale entre une anomalie biologique très rare (selon mes estimations liées à l'expérience des centres de références néerlandais depuis 15 ans) et une anomalie psychologique, un trouble grave de fracture identitaire près de quatre fois plus fréquent. Je rappelle à ces médecins, à ces chirurgiens, que si la chirurgie est totalement indispensable et doit encore être améliorée pour une personne sur cinq, elle n'est pas justifiée comme thérapie chez les quatre autres, ce qui est une bonne part du débat sur la question...
J'essaie d'expliquer que seule une prise en charge globale dès le plus jeune âge permettrait d'améliorer la situation de ces personnes, une fois adultes. Le diagnostique différentiel est tout à fait possible. Le terme 'gender dysphoria', en anglais dans le DSM5 devait à l'origine être 'sex dysphoria', mais la peur d'amalgames lié aux lobbies, du terme Sex en anglais signifiant aussi bien sexe que sexualité, a mené l'équipe de spécialistes de la question à reculer. Dommage. J'utilise le terme sexuation, qui en français du moins, est tout à fait approprié à la description qui est faite dans le DSM5, qui est un manuel de diagnostique lié à l'assurance médicale américaine: Le diagnostique déclenche le financement par l'assureur des moyens financiers de traiter la maladie correspondante. Mais voilà, pour éviter le terme de 'trouble de l'identité sexuée', qui était plus approprié pour les personnes en troubles, on a décrit une autre anomalie, par ses signes cliniques, qui ne correspondent pas aux signes cliniques des troubles de l'identité sexuée...
Cela permet une prise en charge médicale aux USA, une sorte de 'mise en observation', sans s'engager dans le diagnostique différentiel, qui pourtant est impératif dès le plus jeune âge.
Imaginons un enfant que la mère travestit ou à qui elle refuse la positivité de sa personne masculine. Si le diagnostique médical est 'dysphorie de sexuation'.... on va donc encourager la mère dans sa maladie à elle, au détriment total d'une thérapie familiale, et de l'aide qu'on pourrait ainsi apporter à l'enfant. On va amplier la féminisation initiée par la mère...
A l'opposé, parler de 'genre' pour une dysphorie de sexuation neuronale, est une ignominie: On classe ainsi une anomalie de naissance irréversible, dans une catégorie idéologique ou psychologique, psychiatrique, alors qu'elle y est étrangère.
En Français, malheureusement, on a traduit Gender par 'genre' alors que l'on aurait aussi pu utiliser le mot 'sexe', dans le sens 'je suis de sexe féminin', bien sûr , il y a de puissants lobbies d'argent derrière tout cela, mais aussi une médecine psychiatrique, volontiers pro-psychanalyse, qui n'admet pas que le cerveau puisse être sexué structurellement à la naissance.
A la naissance, j'avais une intersexuation corporelle, qui accompagnait ma féminité, mais celle-ci n'était pas suffisamment 'visible' pour justifier une interrogation sur le sexe à choisir.
C'est souvent le cas, les dysphories de sexuations biologiques ont un aspect corporel discret, mais le choix de sexe a été malgré tout sans appel. Lorsque j'ai vu des photos du personnage réel dépeint dans le film, j'ai été frappée par certains aspects intersexués de sa personne, aussi je reste très très prudente sur l'interprétation à donner à sa démarche de féminisation, car je manque d'éléments.
Par contre, je suis tout à fait d'accord pour dire que ce film est construit pour parler des troubles de l'identité sexuée comme une gloire d'être soi, abondant dans le sens du discours lobbyiste, la mobilité prétendue du 'genre', le droit de 'choisir son sexe'.
Je ne peux que douter qu'il reflète la véritable histoire de cette personne tout à fait respectable, par ailleurs. Quelle que soit la cause de sa démarche, émergence de sa personne féminine neuronale, ou acte désespéré d'effondrement borderline, on doit prendre acte de la variabilité humaine et de ses causes, sans en accabler les victimes.
Seulement, un film est une fiction, et je préfère de loin le témoignage personnel exposé par l'auteur de l'article, témoignage extrêmement précieux, qui devrait responsabiliser un peu ceux qui me clament que je suis dépassée, que l'époque est à la destruction des sexes. Ce sont eux, les criminels, face à ces victimes.
Les deux sexes, c'est au contraire une réalité écrasante, contre leur idéologie, et en idéalisant la question, ils troublent, et ils détournent du monde médical, chaque année, des jeunes en grande détresse psychologique, qui auraient pu être aidés.
La médecine.... Après avoir glorifié l'approche de Robert Stoller (le grand spécialiste de ces troubles liés à la mère ou à la personne proche du petit garçon), elle renonce à lutter contre les lobbies de la sociologie féministe radicale, et renonce par là même à diagnostiquer au plus tôt les enfants concernés. Pourtant, que ce soit la dysphorie biologique ou le trouble psychologique, psychiatrique, il est absolument indispensable de le faire très très précocément, et de distinguer très nettement ces deux affections, dont le traitement sera tout à fait différencié:
La DSbio, neurologique, irréversible, linéaire et non psychiatrique, a pour traitement l'autorisation, et la facilitation, pour l'enfant, à être lui-même, dans son sexe neuronal de naissance, et vivre une vie d'enfant, dans son sexe neuronal, identitaire, linéaire, sans trouble, autant que faire se peut, avec l'aide médicale, traitement de blocage pubertaire, principalement. ...La chirurgie à l'âge de la majorité étant quasi toujours la demande absolue de la part de cet enfant qui n'est pas dans le corps qui correspond à sa structure neuronale, ni son psychisme, ni son identité, totalement inversée.
Dans le cas de troubles de l'identité sexuée, l'enfant est comme fracturé dans son identité, c'est extrêmement grave et visible, cela devrait faire l'objet d'un suivi psychothérapique, et familial, qui plus est, car ce trouble a une cause familiale qui doit être clairement isolée.
Dès l'échelon du généraliste, du pédiatre, on peut faire un pré_diagnostique, orienter vers une équipe hospitalière de référence, et aller vers un diagnostique différentiel.
Le silence répond généralement à mes arguments, de la part même de ceux qui sont les spécialistes désignés de ces questions. Par contre on les entend reprendre le terme de 'genre' dans les médias, sans aucune distinction, maintenant, ni base théorique à cette désignation si équivoque.
La question est donc complexe, manipulable, et je compatis, il est navrant de partir se faire 'castrer' en dernière ressource, parce qu'on s'est persuadé (on a pu être encouragé à ça) que ça irait mieux après, et ce, avec l'assentiment d'une médecine psychiatrique de l'adulte, autant coupable à mon sens, par son manque de clairvoyance....
Mais cette chirurgie n'a tout son sens que pour la dysphorie de sexuation, et devient une chirurgie de réparation, une chirurgie qui rend entière, à tous les sens du terme, une possibilité de vie, au contraire, car se la voir refuser est synonyme de mort annoncée. Peut-on être une femme réelle, construite, non pathologique, dans un corps qui nous ment, qui nous détruit en tant que femme?. Bien-sûr que mon désir d'enfant, de porter mes bébés était et sera pour toujours impossible, mais mon instinct de mère a su contourner au mieux cet obstacle, on porte les enfants toute sa vie, et j'ai eu ma vie de mère malgré tout. Si j'ai eu une problématique, elle était là, non pas de savoir si j'étais une petite fille puis une femme, je l'étais.
Mon opération a été comme mon accouchement, un évènement formidable et libérateur, et donc, ici, un total contre-exemple.
Mais qui ne fait que confirmer ce que l'on peut craindre de l'idéologie du 'genre': Un immense récupération à double tranchant:
D'une part, la récupération des personnes fracturées, en trouble très grave, qui espèrent ainsi la rédemption de leur fracture identitaire en 'devenant' 'comme' une femme.
D'autre part, la récupération des personnes dont le cerveau est inversé dans sa sexuation, pour justifier et valider la pseudo variation du genre, par choix, 'mon genre' "est celui que je veux" selon leur interprétation, qui nie d'ailleurs totalement les réalités scientifiques et la sexuation structurelle du cerveau.
C'est une insulte qui est faite à tous, car nous vivons dans un monde réel, qui se fiche des idéologies, pousse les individus à la solitude, les coupe de la moindre approche médicale, et au final est une vitrine imaginaire, qui laisse croire qu'on peut réaliser les phantasmes, ou résoudre les troubles que l'on nous a inoculés, par des méthodes radicales et irrémédiables.
Toutefois, aux détracteurs, il est bon de dire que des troubles identitaires acquis dans la petite enfance, tout comme le viol, l'inceste, sont très difficiles à soigner, et sans parler de guérison, je préfère dire que ce sont des victimes, et non les coupables.
Il me reste donc à encourager chacun à parler, ne plus faire de ces questions des tabous, à l'exemple du présent article, qui représente une part non négligeable de la réalité. Ma contribution va dans ce sens, dégonfler l'idéologie du 'genre', apporter quelques précisions importantes, et un regard autre, sur une bête question de vie.