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Publié par Homme Femme & Identités

 

Y-a-t-il des différences de nature entre les hommes et les femmes qui peuvent expliquer tout ou partie des identités féminines et masculines ? Pour les chercheurs du genre interrogés dans ce documentaire, la réponse est « non », il ne peut y avoir selon eux de différences entre les sexes sous-tendus par le biologique, par l'inné. Pour d’autres chercheurs la réponse est qu'il y a une interaction, à des degrés divers, entre l'inné et acquis.

Un documentaire, réalisé par Harald EIA, et diffusé en 2010 par la télévision norvégienne répond à cette question de façon fort intéressante. Il met en lumière la portée peu scientifique des postulats "théoriques" des recherches sur le genre (une chercheuse sur le genre est acculée par EIA à préciser qu'elle travaille à partir de postulats "théoriques". Cette réponse est un aveu d'absence de scientificité de son travail).

Suite au débat national qui a eu lieu en Norvège après la diffusion de ce documentaire de Herald EIA (ce documentaire fait parti d'une série de 7 documentaires qui mettent en débat la part de nature et de culture sur 7 sujets différents qui sont : l'égalité entre les genres, la part des parents dans l'éducation de leur(s) enfant(s), l'orientation sexuelle homosexuelle et hétérosexuelle, la violence, les comportements sexuelles, la race, le débat nature/culture).

L’Institut gouvernemental norvégien pour les études de Genre, l'institut NIKK, a cessé de recevoir des subventions de l'Etat norvégien (l'Institut continu ses activités avec le soutien d'autre pays). Comment tout cela a pu avoir lieu ? Herald EIA, personnage connu dans son pays pour ses facéties médiatiques, a mis les experts du genre face à des questions simples. Leurs réponses ont créé une avalanche…

 

- Ce documentaire donne des clés scientifiques pour comprendre des lignes de fond de l'homme et de la femme, du féminin et du masculin.

- Depuis son passage à la télévision norvégienne en 2010, les recherches sur le genre ne sont plus subventionnées en Norvège.

- N'hésitez pas à promouvoir ce documentaire passionnant auprès de votre famille, vos amis, vos élus, vos collègues.

Sous le lien ci-dessous sont retranscrits les principaux propos tenus dans le documentaire consacré à la question de l'égalité entre les femmes et les hommes :

https://www.youtube.com/watch?v=ORJsEMesvVA&t=132s
 

Le point de départ est le suivant : Harald EIA constate que les distinctions entre les sexes perdurent dans son pays alors que dans le même temps la Norvège est classé numéro un dans le classement mondial des pays les plus égalitaire en matière d’égalité homme / femme. Par exemple, les hommes et les femmes norvégiens ont une grande tendance à choisir des métiers différents : 90% des infirmiers sont des femmes et 90% des ingénieurs sont des hommes. Le gouvernement norvégien avait mis en place des programmes pour équilibrer les choses mais cela a eu une petite et temporaire influence sur ce que les hommes et les femmes choisissent de faire comme métier. D’où le questionnement d’Harald EIA : y-a-t-il des différences innées entre les hommes et les femmes ? Il décide alors d’interviewer des chercheurs norvégiens sur le genre pour voir ce qu’ils pensent à ce propos. C’est là que commence les choses sérieuses. Ces chercheurs pro-gender vont se révéler être les rudes défenseurs d’une idéologie étatique.

 

Morceaux choisi de ce documentaire qui a fait date en Norvège, et qui est en train de se diffuser dans le reste de l’Europe :

Kristin MILE, Commissaire à l’égalité des chances en Norvège de 2000 à 2005 et actuelle Secrétaire générale de l’Association humaniste de Norvège (la plus grande association humaniste d’Occident) :

Affirmation de Kristin MILE : "Les politiques pro-égalité n’ont rien donné."

Question de Harald EIA : "Est-ce de la discrimination ?"

Réponse de Madame MILE : "Non, ce n’est pas ça."

Catherine EGELAND (pro-gender), chercheuse sur le genre à l’Institut de Recherche sur le Travail. Question de Harald EIA : "Dans la science populaire on lit que les cerveaux des hommes et des femmes sont différents. Que pensez-vous de cela ?"

Réponse de Madame EGELAND: "Je ne sais pas s’il y a de la vérité dans cette affirmation."

Nouvelle question: « Donc selon vous il n’y a pas d’études démontrant des différences du cerveau pour comprendre pourquoi tant d’hommes deviennent si souvent ingénieurs ? »

Réponse de Madame EGELAND : « Non, je ne pense pas. »

Question : « Quelles sont vos bases scientifiques pour dire que la biologie ne joue aucun rôle dans les choix professionnels des deux genres ? »

Réponse: « J’ai ce que vous appelleriez des bases théoriques. Il n’y a pas de place pour la biologie là dedans pour moi. Je pense que les sciences sociales doivent « challenger » l’idée selon laquelle tout cela est basé sur des différences biologiques.

Joergen LORENZTEN (pro-gender), Centre de Recherche Interdisciplinaire sur le Genre à l’Université d’Oslo.

Question : « Des études disent que le cerveaux masculin et le cerveau féminin sont différents. Qu’en pensez-vous ? »

Réponse : « Je pense que ceux sont des recherches dépassées. Toutes ces études ont été réfutées par des études récentes. Les plupart des gens disent de nos jours qu’il n’y a pas de différences. »

Toujours à Joergen LORENTZEN, Harald Eia demande si "les personnes sont si « modelables » pour qu’il y ait des sociétés où les hommes et les femmes aient les mêmes intérêts. » Réponse : « Nous sommes comme vous dites « modelables ». Il n’y a pas de limites à ce que les humains peuvent faire. ».

Précisons qu'en France, Madame Catherine VIDAL professe depuis de nombreuses années la même idée que celle avancée par Joergen LORENTZE en développant que les cerveaux sont doués de « plasticité ». Voici la réponse de l'un de ses confrères : http://h.c.i.over-blog.com/article-a-catherine-vidal-par-le-professeur-jacques-balthazart-123013411.html

Poursuivons les développements de ce passionnant documentaire norvégien :

Professor Richard LIPPA, professeur de psychologie à l’Université Fullerton (Californie). Celui-ci a mené une gigantesque étude au travers de 53 pays sur la question des choix professionnels des hommes et des femmes. Le Professeur Lipa pense qu’il est possible que la culture joue un rôle mais il croit que les différences de choix professionnels sont trop persistants au travers des nombreux pays étudiés pour que tout cela soit entièrement le produit de la culture.

Professor Trond DISETH de l’Université d’Oslo (section de psychiatrie enfantine). Celui-ci démontre que les garçons et les filles montrent une préférence pour des jouets masculin ou féminin à partir de l’âge de 9 mois. Il pense que le comportement des genres est le produit d’une disposition biologique qui est ensuite influencé par la culture. Il rejette catégoriquement la déclaration de LORENTZEN qui dit que les études démontrant des différences biologiques sont passéistes.

Professeur Simon BARON-COHEN, Professeur de psychiatrie à Cambridge et directeur du Centre de Recherche sur l’Autisme. Celui-ci a fait des études sur les nouveau-nés et il a trouvé des différences dans le regard (la structure de l’œil) avant même que l’influence culturelle soit possible. Il explique cette différence par le rôle de la testostérone (les garçons ont en moyenne deux fois plus de cette hormone que les filles). Il a aussi fait des recherches sur les effets de la testostérone sur les enfants à naître (dans l’utérus de la mère donc). Ses études révèlent que plus le niveau de testostérone est élevé chez un enfant et plus le développement du langage va être lent, et plus aussi l’enfant va être lent à développer des contacts avec son entourage jusqu’à l’âge de 1 ou 2 ans. Ainsi « un haut niveau de testostérone va être associé avec un niveau de langage moins important et un développement social moins important. »

Le professeur BARON-COHEN démontre aussi que les filles avec un taux inhabituellement élevé de testostérone montrent une préférence pour les jouets masculins, et que les enfants de 18 ans exposés à un haut niveau de testostérone dans l’utérus de la mère ont un plus grand intérêt dans les systèmes, dans le sens de comprendre comment les choses fonctionnent. Par ailleurs, il a aussi démontré que les enfants avec un haut niveau de testostérone ont plus de difficulté avec l’empathie. De tous ses travaux, il est possible de déduire que le niveau de testostérone donne très tôt des centres d’intérêts et des caractéristiques différentes.

EIA retourne ensuite en Norvège pour confronter les chercheurs du gender norvégiens. Joergen LORENTZEN s’interroge en se demandant pourquoi les scientifiques seraient intéressés de trouver des différences biologiques : « La chose fascinantes avec ces scientifiques est pourquoi ils sont si concernés avec l’origine biologique du genre. Pourquoi cette préoccupation frénétique ? »

Aussi, à la lumière du documentaire de Harald EIA, un débat autour des questions d’égalité entre les hommes et les femmes doit avoir lieu en France également.

Nous sommes tous et toutes invités à mener ce débat dans nos cercles d’influence car ce débat permet de mettre de la vérité dans plusieurs sujets qui concernent la société française.

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