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Publié par Homme Culture & Identité

 

Selon une étude de l'INSEE, la proportion d'hommes n'ayant jamais eu d'enfants a bondi ces dernières années, alors que celle des femmes reste quasiment stable. Ce phénomène s'explique par un célibat, choisi ou forcé, plus marqué chez les hommes.

  

À 50 ans, 20% des hommes vivants en France ne sont pas pères, et ne le seront probablement jamais. Soit un quinquagénaire sur cinq. C'est l'un des résultats les plus marquants du «Portrait social 2013» de la France effectué par l'INSEE, et publié ce jeudi. «On ne s'attendait pas à une si forte hausse. Notre dernière enquête datait d'il y a douze ans et ne laissait pas entrevoir de tels changements», explique l'auteur de l'étude, Luc Masson. La proportion d'hommes sans enfants a en effet presque doublé en une génération, passant de 12,8% pour les hommes nés entre 1941 et 1945 à 20,6% pour les hommes nés entre 1961 et 1965.

Le phénomène est d'autant plus intéressant que du côté des femmes, la proportion de personnes sans enfants est quasiment stable depuis les années 1930: 13,5% des quinquagénaires n'ont jamais enfanté, contre 12% pour les générations précédentes. Cette légère hausse est imputable à l'augmentation du célibat féminin ; du côté des femmes vivant ou ayant vécu en couple, la proportion des nullipares reste stable au fil des dernières décennies, à 8,5%.

 

«Il y a toujours eu un décalage entre les taux d'infécondité des hommes et des femmes dû à la non-reconnaissance de paternité», souligne Luc Masson. Se déclarer sans enfant ne signifie pas en effet que l'on n'a jamais engendré la vie. Choisir de ne pas reconnaître l'enfant - 4% des naissances chaque année - ou partir peu après la naissance peut suffire à ne pas se déclarer comme père. A contrario, certains hommes ignorent qu'ils sont pères, leur compagne de l'époque ne leur ayant pas dit qu'elles étaient enceintes. Mais l'écart entre homme et femme sur l'infécondité s'est creusé ces dernières décennies. L'Insee avance l'hypothèse que la généralisation de la contraception à partir des années 1970 a «pu permettre à plus d'hommes que de femmes de concilier le désir de ne pas avoir d'enfants».

 

Un célibat plus fréquent chez les hommes

 

Mais la volonté de ne pas être parent n'explique pas à elle seule l'augmentation du nombre d'hommes sans enfants. Cette absence de descendance est dans la moitié des cas due au célibat. La proportion d'hommes n'ayant jamais vécu en couple a soudainement progressé: si les septuagénaires sont 5% à ne s'être jamais établi avec quelqu'un, ils sont 10% chez les quinquagénaires. Ce doublement du taux de célibat s'explique en partie par «un désir d'autonomie et une pression moins importante des conventions sociales depuis les années 1980» mais aussi par «un choix délibéré de ne pas vivre en couple plus fréquent chez les hommes»: à 50 ans, les femmes ne sont que 7% à n'avoir jamais vécu en couple.

 

Il ne faut pas pour autant oublier les hommes exclus du marché conjugal contre leur volonté, que ce soit à cause des aléas de la vie, de la maladie, du handicap ou de la précarité. Les employés, les ouvriers et les agriculteurs âgés de 50 ans sont ainsi entre 11 et 12% à n'avoir jamais vécu en couple, contre 7,5% des cadres. Ce célibat plus ou moins marqué selon la catégorie sociale se reflète sur l'infécondité: 27% des employés âgés de 50 ans n'ont jamais eu d'enfants, contre 14% des commerçants et 17% des cadres.

 

source

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/11/14/01016-20131114ARTFIG00480-un-homme-de-50-ans-sur-5-n-est-pas-pere.php


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doineau 16/11/2013 14:21

parmi d'autres causes, une cause majeure à ce phénomène est la suivante : le divorce s'est fortement développé depuis le début des années 70. les premiers "enfants de parents divorcés" ont donc la
cinquantaine aujourd'hui. les filles ont vu leur mère garder les enfants après la séparation. les fils ont vu leur père souffrir de perdre ses enfants et subir toutes sortes de maltraitances. quoi
d'étonnant à ce que ces filles soient devenues mères en toute confiance et pas leurs frères ? je connais bcp d'hommes enfants de parents divorcés qui vous diront "des enfants, moi ? jamais de la
vie, je n'ai pas envie qu'on me fasse subir ce qu'on a fait à mon père". cette population devient significative numériquement parlant et elle augmentera encore puisque le taux de divorce ne cesse
d'augmenter depuis 50 ans, ou bien ces hommes trouveront des alternatives à l'union H/F pour devenir père, en particulier la GPA.