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Publié par Homme Culture & Identité

Depuis bientôt cinq ans, Hervé lutte pour revoir sa fille. Mais la justice semble impuissante devant les agissements de son ex-femme.

 

 

Depuis ma séparation en 2009, c’est à peine si j’ai réussi à voir ma fille, Adriana. J’ai tout essayé, mais la détermination de mon ex à m’exclure de la vie d’Adriana semble plus forte que le système judiciaire français. Je ne sais plus vers quoi ou vers qui me tourner. Adriana avait 4 ans quand j’ai demandé le divorce. Irma ne voulait pas entendre parler de séparation. Notre mariage avait duré dix ans. On a vécu des mois infernaux, avec des scènes à répétition, de jour comme de nuit. Puis il y a eu ce samedi, quand, au détour d’une discussion qui a débordé, elle a commencé à casser ce qu’il y avait dans l’appartement. Elle est sortie sur le palier en m’insultant, notre fille paniquait... J’ai claqué la porte et refusé d’ouvrir tant qu’elle ne s’était pas calmée. J’aurais sans doute dû agir autrement, mais j’étais à bout. Cette erreur m’a valu d’entendre au tribunal que j’avais chassé ma fille de chez elle... Faux, archi faux. Car, ce jour-là, j’ai bien rouvert la porte en croyant qu’on allait pouvoir parler comme des adultes raisonnables. Erreur fatale : Irma a emmené Adriana et s’est enfuie chez ses parents.

 

Ma fille n’est plus jamais revenue à la maison. Sa mère, si : pour la vider un jour où j’étais en déplacement. Elle ne communiquait avec moi que par messages, le plus souvent, c’était : « Tu verras ça avec mon avocate. » Je me disais qu’elle souffrait, qu’il fallait lui laisser du temps parce que, bien sûr, je me sentais terriblement coupable d’avoir fermé la porte, d’avoir rompu, de faire de ma fille une enfant du divorce... Mais je m’accrochais à l’espoir que, avec le temps, Irma et moi trouverions un terrain d’entente. Après tout, on s’était aimés et nous aimions notre fille. Ce premier été, Adriana devait passer le mois de juillet avec sa mère et le mois d’août avec moi... Sa mère en a décidé autrement au dernier moment. Résultat : en 2009, je n’ai pas vu ma fille entre mai et septembre. Alors que je m’étais occupé d’elle depuis sa naissance, que j’avais changé ses couches et assisté aux réunions de l’école ! J’ai ravalé ma colère en me disant que c’était la dernière crise avant le jugement de divorce. J’ai obtenu un droit de garde classique : un week-end sur deux et la moitié des vacances. Mais j’étais décidé à serrer les dents pour préserver le lien si fort que j’avais avec Adriana. Un lien que, à mon désespoir, sa mère tentait d’éroder en rabâchant à ma fille, à longueur de journée, que je l’avais abandonnée et que je ne voulais plus d’elle. Ma fille a commencé à rechigner à venir chez moi. Le juge qui nous suivait à l’époque, apparemment habitué à ce type de manœuvre, a imposé que la passation ait lieu dans son bureau. Mais on ne peut pas passer sa vie devant le juge ! Un peu plus tard, alors que la situation semblait s’être apaisée, j’apprends que mon ex a déménagé en Gironde – alors qu’on vit tous en Alsace ! Elle avait trouvé du boulot et changé notre fille d’école en catimini... La justice l’a rappelée à l’ordre. Mais ça n’a pas servi à grand-chose. Le juge a imposé une astreinte financière : 1 500 euros en cas de non-présentation d’enfant, assortie d’une nouvelle répartition de la garde, car, avec la distance – neuf heures de voyage, presque mille kilomètres –, il était impossible de compter sur les week-ends. Cette menace a obligé mon ex à être raisonnable. Pendant quelque temps, je voyais ma fille pendant les vacances, mais cette trêve, qui nous a fait tant de bien, qui m’a permis de reprendre espoir, n’a pas duré. L’année d’après, je n’ai vu ma fille que pour les vacances de la Toussaint...

 

Quelques mois plus tard, mon avocat a reçu un courrier du bureau de la protection de l’enfance d’après lequel j’avais maltraité ma fille... Qui n’est pas passé par là n’imagine pas l’humiliation, la douleur, les insomnies qu’une telle accusation entraîne… Et qui durent même après que les conclusions de l’enquête la démentent formellement. Je ne comprends toujours pas qu’on ait pu donner suite, vu que la seule preuve apportée par mon ex était un certificat médical, établi quinze jours après notre retour de vacances, faisant état de « quelques bleus à la cuisse de l’enfant ». Pour la première fois, j’ai songé à jeter l’éponge. Et si mon entêtement détruisait ma fille – qui avait maintenant 6 ans –, plus que le fait de ne plus me voir ? Et aussi, est-ce que j’avais le droit d’imposer cette tension constante à ma nouvelle compagne, Maïté ? Mais Maïté, qui a aussi eu un enfant avec son ex, qui me voit souffrir, m’a toujours encouragé à me battre pour Adriana. Je me disais que, peut-être, cette accusation absurde allait m’aider devant la justice mais, en dépit du rapport dressé par le bureau de la protection de l’enfance en ma faveur, la cour d’appel a suspendu l’astreinte financière pour que mon ex se tienne à carreau « dans un souci de pacifier la relation entre les parents ». C’était à se taper la tête contre les murs. A partir de ce moment, mon ex s’est mise à emmener ma fille en voiture, lui faisant subir un long trajet alors que je proposais de payer l’avion. Et, en arrivant chez moi, elle lâchait, sans quitter la voiture : « J’ai ramené Adriana, à toi de la convaincre de rester avec toi. » Comment voulez-vous qu’une enfant si jeune se rebelle contre sa propre mère ? Cette scène s’est répétée plusieurs fois. Adriana finissait toujours en pleurs et refusait de quitter la voiture et, moi, impuissant, je devais me résigner à la laisser partir. Et ça allait de mal en pis.

 

La fois d’après, elle m’a dit : « Je ne vous connais pas, vous n’êtes pas mon père. » A contrecœur, j’ai fini par faire venir un huissier qui a constaté « la passivité de la mère pour encourager l’enfant à suivre le père ». Je trouvais triste à mourir d’avoir à mêler un officier de justice à nos relations, je ne comprenais pas d’où venait toute cette haine. Une fois, alors que j’avais traversé la France pour aller chercher Adriana et me retrouver devant une maison vide et fermée à double tour, le père d’Irma a surgi de nulle part pour me chasser en me criant que j’avais détruit la vie de sa fille et de sa petite-fille... Ses mots ont longtemps résonné dans mon esprit, et il m’a fallu du temps pour comprendre que, si j’ai pu faire du mal à Irma en la quittant, je n’ai pas détruit sa vie. Irma est encore jeune, elle est belle, elle a un métier... Si seulement elle voulait tourner la page, si seulement elle pouvait penser à notre fille... A ce jour, je n’ai plus vu Adriana depuis pratiquement deux ans. Je ne sais plus quoi faire, je sais seulement que ma fille grandit loin de son père et qu’elle ne connaît pas son demi-frère qui vient d’avoir 1 an. Je me suis endetté pour faire valoir nos droits, mais la justice ne se donne pas les moyens de faire respecter ses propres décisions, mon ex profite du système. Le sentiment qui prédomine est l’injustice. Qu’est-ce que je peux faire de plus ? Entamer une grève de la faim ? Ou est-ce que je dois faire une croix sur ma relation avec ma fille en espérant que, un jour, quand elle sera grande, elle comprendra et que l’on pourra se retrouver ? L’idée me déchire mais, tant que je continuerai à me battre, mon ex, qui m’a déjà volé ma fille, aura la main mise sur mon temps et mon énergie. J’aime Adriana, mais est-ce que j’ai le droit d’entraîner ma nouvelle famille dans ce conflit qui me bouffe la vie ?

 

J’attends, sans grand espoir, une nouvelle audience pour la fin octobre. Démuni, en détresse, impuissant.

 

Le 31 octobre 2013 à 10h00.

 

source : http://www.elle.fr/Love-Sexe/C-est-mon-histoire/Mon-ex-m-a-vole-ma-fille-2616855


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helena 18/09/2014 20:01

Témoignage de satisfaction du retour de mon ex
Personnellement, je suis depuis 5 ans avec mon petit ami, et nous nous entendons très bien et le 13 Janvier 2014 il m'envoit un message soit disant " JE NE POURRAI PLUS CONTINUER AVEC TOI " Ce fut
le début de ma détresse . Je me pose la question de savoir COMMENT IL POURRA CHANGER BRUSQUEMENT SANS AUCUNE RAISON, toutes mes tentatives à le ramener sur la bonne voie sont vaines puisqu'il est
ferme sur sa décision de ne plus me revoir ni entendre parler de moi . J'ai essayé par tous les moyens sans résultat . Le 17 Mai 2014 par hasard j'ai consulté un site d'annonces et l'annonce du
médium voyant LEVAIN me parait convaincant et je me suis confiée à lui et au bout de 9 jours il m'est revenu et il y a l'harmonie dans notre couple .Il a fait et mon commerce se prospère et un
essor considérable Je voudrais partager ceci avec vous les internautes vous qui vivez ou avez des proches qui sont dans de telles situations pour vous dire que c'est possible de récupérer son ex ou
de consolider le couple avec le médium voyant LEVAIN en lui envoyant de messages : luclevain@yahoo.fr
A Bientot