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Publié par Homme Culture & Identité

Emissions très riches en informations avec comme invitée Evelyne SULLEROT, sociologue, féministe et marraine de l'association SOS PAPA. Entretiens qui ont été donnés en 2006 devant les micros de l'émission Au fil des pages de Canal Académie (Les Académies et l'Institut de France sur internet).

 

Pilule, sexe, ADN : 3 révolutions qui ont bouleversé la famille (1/3)

Comment, à travers la révolution contraceptive, sexuelle et génétique la structure familiale a-t-elle évolué depuis les années 1945 jusqu’à nos jours ? Réponses avec Evelyne Sullerot, correspondante de l’Académie des sciences morales et politiques et co-fondatrice du Mouvement français pour le planning familial en 1956. Premier volet d’une émission qui en comporte trois.

Dans cette première émission, Evelyne Sullerot évoque en détail cette période pré-révolutionnaire.

Evelyne Sullerot, correspondant de l’Académie des sciences morales et politiques, fut co-fondatrice du Mouvement français pour le planning familial.
Evelyne Sullerot, correspondant de l’Académie des sciences morales et politiques, fut co-fondatrice du Mouvement français pour le planning familial.

Fin de la Seconde guerre mondiale en 1945 : « les ménages rajeunissent, la fécondité augmente », malgré le rationnement, le manque de nourriture et l’inconfort. Les prisonniers reviennent au village, et les cloches des églises carillonnent. Les jeunes se réfugient dans le mariage, à la recherche de stabilité là où l’union officielle reste le « fondement de la société ». Les mariés vivent le plus souvent dans une pièce que leur prêtent leurs parents quand ils ne s’installent pas dans les ruines ou dans d’anciens wagons... Malgré toutes ces duretés de la vie, la société est balayée par le romantisme et l’aspect sentimental de la vie à deux. C’est dans ce contexte que ces couples vont faire beaucoup d’enfants. Très vite, on compte 2,9 enfants en moyenne par femme. Cette forte natalité est accompagnée par une politique très large dans ce domaine. Les allocations familiales représentent alors 45% du budget social de la France. Des « allocations de salaire unique » (ASU) étaient versées aux mères qui n’avaient qu’un seul revenu au sein de la cellule familiale. Enfin, le ministère de la Santé versait 100 francs aux futures mamans qui venaient aux consultations prénatales.

Cependant, il ne faut pas oublier le tableau noir de ces 20 glorieuses, avec l’existence depuis 1920 d’une loi interdisant toute forme de contraception et d’avortement. Les couples vivaient donc dans la peur d’élever et de nourrir un enfant supplémentaire. Les femmes avaient recours à des faiseuses d’anges, et on estime que pour 800 000 naissances, il y avait 700 000 avortements.

Retour sur cette période des années 45 jusqu’à l’arrivée de la pilule en 1965, avec Evelyne Sullerot. Pour écouter l'émission 1/3 : link


Pilule, sexe, ADN : trois révolutions qui ont bouleversé la famille 2/3

avec Evelyne Sullerot
Deuxième émission d’une série de trois : Comment, la révolution contraceptive, sexuelle et génétique a fait évoluer la structure familiale ? Réponses dans le livre d’Evelyne Sullerot, correspondant de l’Académie des sciences morales et politiques et cofondatrice du Mouvement français pour le planning familial en 1956.

Dans cette seconde émission, Evelyne Sullerot évoque en détail la révolution contraceptive et sexuelle

Evelyne Sullerot, cofondatrice du Mouvement français pour le planning familial, correspondant de l’Académie des sciences morales et politiques.
Evelyne Sullerot, cofondatrice du Mouvement français pour le planning familial, correspondant de l’Académie des sciences morales et politiques.

En 1956, le biologiste américain Pincus crée la première pilule contraceptive, fiable à 100 %. Testée tout d’abord sur des Portoricaines, elle sera ensuite délivrée aux Américaines du Nord, aux Suisses et aux Anglaises.

 

Cette même année 1956, Evelyne Sullerot et Marie-Andrée Weill-Hallé créé le Mouvement français pour le planning familial (MFPF), avec un but : faire pression sur l’État pour autoriser la pilule en France. En 1965, elle est enfin délivrée sous prescription aux françaises. Il faut cependant attendre 1967 pour que la loi de 1920, interdisant tout frein au contrôle des naissances soit modifiée. En gagnant ce combat pour le droit à la contraception, Evelyne Sullerot et Marie-Andrée Weill-Hallé pensaient aussi limiter les avortements. Ce fut le cas. Mais très vite, elles furent dépasser par les mouvements féministes qui voulaient obtenir le droit à l’IVG. Evelyne Sullerot et Marie-Andrée Weill-Hallé ne se reconnaissant plus dans les revendications de ces femmes radicales, quittent alors le mouvement qu’elles avaient fondé.

Pendant les années 1970, la révolution sexuelle et l’avènement de la consommation de masse transforment peu à peu le sexe en marchandise. C’est l’époque des communautés et de la mise en question du modèle familial. Le nombre des mariages baissent, les divorces se multiplient. L’individu prend le pas sur le couple et sur la famille, et les femmes, enfin en pleine possession de leurs corps, ont leur revanche sur les hommes. Retour sur cette période des années 1965 aux années 1990, avec Evelyne Sullerot. Pour écouter l'émission 2/3 : link


Pilule, sexe, ADN : trois révolutions qui ont bouleversé la famille 3/3

avec Evelyne Sullerot
Dernière émission d’une série de trois : Comment la révolution contraceptive, sexuelle et génétique a-t-elle fait évoluer la structure familiale ? Réponses dans le livre d’Evelyne Sullerot, correspondant de l’Académie des sciences morales et politiques et cofondatrice du Mouvement français pour le planning familial en 1956.

Dans cette troisième et dernière émission, Evelyne Sullerot évoque en détail la révolution génétique.

Evelyne Sullerot, correspondant de l’Académie des sciences morales et politiques, fut cofondatrice du Mouvement français pour le planning familial.

Depuis 1965 les hommes sont montrés du doigt. Aujourd’hui, ils commencent à être réhabilités, dans une société où 45 % des mariages sont voués à l’échec, où les trois-quarts des divorces sont initiés par les femmes et où 30 % des enfants vivent dans une famille monoparentale.


Le divorce par consentement mutuel permet désormais d’aboutir à une relation plus apaisée de la garde alternée des enfants. Et surtout, depuis 1999 et l’utilisation des tests ADN dans le cadre de la filiation, le doute de la paternité est devenu impossible.

Evelyne Sullerot évoque notre époque où le cadre familial est en pleine mutation, avec un souci en tête : offrir aux enfants la possibilité d’être élevés par leurs deux parents, même quand ceux-ci sont séparés. Pour écouter l'émission 3/3 : link

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