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Publié par H.C.I by Arthur Vivien (pseudo)

Note de H.C.I : on ne sera pas forcément d'accord avec toutes les propositions du G.E.S, notamment la demande du retrait du terme "mademoiselle" des documents administratifs, mais on trouvera une trame très intéressante des évolutions nécessaires dans notre droit et dans les poltiques publiques pour que les hommes soient moins oubliés de certains dispositifs mis en place depuis plusieurs dizaines d'années par les gouvernements successifs. Bonne lecture à chacun et à chacune.
PLATE-FORME du GES (mise à jour juin 11)

27 PROPOSITIONS CONTRE LES SEXISMES

Préambule
 
Au vingtième siècle, l’action du mouvement des femmes, conjuguée à celle de nombreux hommes, a permis de remédier à la plupart des inégalités de droits dont elles étaient victimes dans les pays développés.

Mais la puissante mobilisation engendrée par cette cause a occulté l’existence d’injustices au détriment des hommes. Bien plus, certaines mesures prises en faveur du genre féminin ont créé de nouvelles inégalités à l’encontre du genre masculin.

Notre préoccupation est d’achever l’œuvre commencée : la compléter dans le domaine féminin, et l’initier dans le domaine masculin.
 
Notre principe de référence est l’égalité des personnes, hommes et femmes, en dignité et en droits. Ce principe se décline de deux manières :

- en règle générale, les dispositions légales et leurs applications ne doivent pas être genrées.

- dans un certain nombre de cas (comme celui de la filiation, du fait de l’asymétrie biologique de la reproduction humaine) des dispositions spécifiques peuvent ou doivent être prises, mais dans le respect symétrique des deux genres.

 

 
 
I. Vie publique
 
A. Les instances et programmes gouvernementaux doivent se préoccuper des deux genres.
1. Transformation des instances gouvernementales françaises dédiées exclusivement aux droits des femmes ou à la condition féminine (selon les gouvernements : commissions, services, secrétariats d’état, etc.) en instances dédiées aux droits et à la condition des genres, féminin et masculin associés.
 
2. Engagement de ces instances de manière égalitaire au service des deux genres, à savoir que :

- les enquêtes de société doivent être consacrées aux deux genres (à la différence par exemple du "Rapport sur l’image des femmes dans les médias", Secrétariat à la Solidarité, 2008 - de la "Mission d’études sur les femmes en situation de précarité", Ministère du Travail, 2010). 

- les programmes d’études et de prévention des violences doivent prendre en compte les victimes des deux genres (à la différence des programmes actuels, exclusivement consacrés aux violences subies par les femmes).

- pour ce faire, doivent être consultées des personnalités et associations compétentes en matière de problématiques des deux genres.

3. Au niveau des institutions internationales (Conseil de l’Europe, Union européenne, ONU) positionnement du gouvernement français en faveur de cette même réforme des instances et programmes.

B. Les textes officiels ne doivent pas privilégier un genre.

4. Dans l’article 1 de la Constitution, qui énonce que la République assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens " sans distinction d’origine, de race ou de religion ", remplacement de cette formule par " sans distinction de sexe, d’origine, de race ou de religion ".

5. Dans les textes officiels, transformation de toutes les expressions connotant abusivement une spécificité sexuée dans un domaine donné (" école maternelle " > " école enfantine ", " assistant maternel " > " assistant de la petite enfance ", " langue maternelle " > " langue parentale ", " droits de l’homme " > " droits humains ", féminisation ou masculinisation des noms de métier, etc.)

6. Dans les documents administratifs, suppression de l’usage du terme "mademoiselle" remplacé par "madame".

C. Favoriser la libre implication des hommes et des femmes dans la vie sociale..

Les choix d’engagement professionnel et politique des personnes ne doivent pas être contraints par des stéréotypes, qu’ils soient anciens ou récents. De même la recherche d’équilibres nouveaux doit s’effectuer dans le respect des principes républicains, ce qui exclut toute mesure coercitive.

7. Abrogation des lois instaurant une discrimination genrée (loi instaurant des quotas en matière électorale ; lois réservant aux mères le bénéfice d’avantages en matière de retraite ; lois instaurant des quotas sexués dans les conseils d’administration des entreprise et autres instances sociales).

8. Campagnes de valorisation de la présence masculine et de recrutement de personnel masculin dans les secteurs professionnels suivants : enfance, éducation, santé, justice. Dans ces secteurs en effet, la qualité du service rendu, en matière de respect des besoins et des aspirations de chaque genre, dépend pour beaucoup de la mixité du corps professionnel.

9. Facilitation de l’implication économique/politique  :

a. développement des crèches et des divers modes de garde

b. renforcement de la loi en matière de non-cumul des mandats politiques (non-cumul d’un mandat parlementaire et d’un mandat exécutif).

D. Hommes et femmes doivent être également protégés par la loi.

10. Complémentation du réseau des services d’accueil et de soutien pour personnes en difficulté, par la mise en place de services spécialisés dans l’accueil des hommes en situation de crise, entre autres victimes de violences conjugales.

11. Formation des personnels policiers et judiciaires à une représentation non-stéréotypée du masculin, et à la problématique des hommes victimes de violences interpersonnelles (comme c’est déjà le cas pour la représentation du féminin).

12. Redéfinition de l’action de la Police et de la Justice pour une véritable prévention et sanction des délits suivants (qui actuellement bénéficient peu ou prou de l’impunité) :

a. les non-représentations d’enfants (voir 27b)

b. les fausses accusations (ce qui implique, dans l’Education Nationale, la remise en cause de la circulaire Ségolène Royal du 26 août 1997, qui favorise ce genre de délit - voir aussi 27b)

c. les paternités imposées (voir IIA et B).

13. Redéfinition juridique du viol, dans le sens d’un élargissement à toutes les violences sexuelles graves, y compris sans pénétration.

14. Redéfinition juridique du harcèlement sexuel, le caractérisant premièrement comme une contrainte, deuxièmement par sa répétitivité dans la durée.

E. L’Education nationale doit prendre en compte les deux genres en relation.

15. Prise en compte, de manière distincte, des spécificités et difficultés d’apprentissage propres aux filles et aux garçons. En particulier, compte tenu des évolutions constatées depuis un certain nombre d’années, mise en place d’une mission de recherche concernant les causes de la sous-performance scolaire des garçons et les solutions possibles.

16. Elargissement des programmes d’éducation sexuelle aux questions relatives aux vécus physiques, affectifs et relationnels de chaque genre, dans l’optique de l’apprentissage du respect mutuel.

17. Complémentation des programmes scolaires abordant les discriminations et le sexisme par l’étude des discriminations et du sexisme contre les hommes (ou misandrie).

18. Dans le domaine de l’orientation, complémentation des actions par la mise en place en direction des garçons d’actions de valorisation des filières dites " traditionnellement féminines " ou peu choisies par eux (comme il en existe symétriquement en direction des filles, par exemple le " Prix de la vocation scientifique et technique ") 

 
II. Filiation et vie parentale

A. Rendre aux pères leur place dans la filiation.

 19. Droit d’utiliser le test de paternité, sans procédure judiciaire préalable, a minima pour tous les pères présumés qui le souhaitent.

 20. Cas de l’accouchement sous x :

a. Obligation pour la mère de déclarer l’identité du père présumé.

b. Après information du père présumé et vérification par le test, possibilité donnée à celui-ci de reconnaître l’enfant et d’exercer sa paternité (ce qui stoppe la procédure d’adoption) / ou d’y renoncer, son identité étant archivée.

c. Pour l’enfant adopté, possibilité de connaître les identités de ses parents biologiques dès qu’il en fait la demande.

21. Mise en place d’une mission de réflexion concernant la place à accorder au géniteur dans la prise de décision de la procédure d’IVG.

B. Les hommes peuvent refuser les paternités imposées.

22. Cas où une grossesse est menée à terme à l’insu du géniteur : après la naissance, possibilité offerte au géniteur d’être protégé contre toute recherche en paternité.

23. Cas où une grossesse est menée à terme contre la volonté du géniteur : celui-ci en étant informé suffisamment tôt : pendant la grossesse, possibilité pour le géniteur de renoncer à toute responsabilité concernant l’enfant à naître, et à être protégé contre toute recherche en paternité, dans le délai légal permettant à la génitrice de pratiquer une IVG.

 24. Cas où le résultat au test de paternité est négatif (pas de lien biologique), que le père ait reconnu l’enfant ou non : possibilité pour le père présumé de renoncer à toute responsabilité vis-à-vis de l’enfant, tant que celui-ci n’a pas dépassé l’âge d’un an. Cas où la mère soustrait l’enfant à la possibilité du test : le délai d’un an est prolongé d’autant.

C. L’enfant a droit à ses deux parents. Pères et mères sont égaux en droits.

 25. Abrogation de la loi sur la réforme du nom de famille du 4 mars 2002. Attribution automatique à l’enfant du nom du père (le nom du père est un lien père-enfant destiné à équilibrer, autant que faire se peut, le lien mère-enfant qui est immédiat et charnel).

26. Congés parentaux

a. Dans le monde professionnel, égalité des droits pères/mères aux congés pour motifs liés à l’enfant.

b. L’actuel congé de paternité de deux semaines est porté à au moins quatre semaines.

c. Création d’un nouveau congé parental d’éducation d’au moins dix mois, rémunéré à 80% du salaire, à prendre dans les trois premières années de l’enfant, dont la condition d’obtention, y compris partielle, est qu’il soit partagé à égalité par les deux parents.

d. Octroi des avantages en matière de retraite aux pères et aux mères au prorata du temps consacré aux divers congés parentaux.

27. Séparations / Divorces

a. En cas de séparation / divorce, application par défaut (ou prioritaire) de la résidence alternée des enfants.

b. Transformation de la résidence alternée en résidence principale attribuée au conjoint victime, dans les cas où l’autre conjoint tente de lui soustraire les enfants par l’un des actes suivants : déménagement à longue distance sans nécessité absolue, fausse accusation de violence physique ou sexuelle sur les enfants, non-représentation des enfants, enlèvement des enfants.

c. Répartition équilibrée et négociée de l’ensemble des prestations et avantages sociaux entre les ex-conjoints.

 

 

source : le site internet de La Cause des Hommes : link

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Smidge 04/09/2014 15:54

A peu près d'accord sur une bonne partie, à l'exception des points 15 et 25.

Le 15, parce que ce n'est pas ce que démontre la science.
Et le 25, parce que le "lien charnel mère-enfant" n'est qu'un mythe, qui prend sa source dans l'éducation sociale à laquelle sont soumises toutes les filles depuis leur plus jeune âge. La mère
n'est pas plus prête "par essence" à élever son enfant que son père à sa naissance.

Arthur 02/03/2012 19:56

Merci pour votre commentaire sur le blog Homme Culture & Identité.
Si vous souhaitez suivre les activités de ce blog, pensez, si ce n'est déjà fait,
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page du site (colonne de droite).

Sinon comment avez-vous découvert mon site ? FaceBook peut être ?

Cordialement,

dico 02/03/2012 19:21

Intéressant, cependant sur le point du viol il faut une définition claire et précise qui ne laisse aucune place a l'ambiguité.
Car l'ambiguité c'est la ou se fourre souvent les fausses accusations.
Par exemple en 2012 aux USA un homme qui couche avec une femme qui a bu 1 verre peut être poursuivi pour viol, naturellement dans le sens inverse ça ne marche pas.
Il faut bien cadrer la définition du viol et des violences sexuelle car sinon on arrive a des abberations du genre 1 fille sur 4 a été violé à l'université (USA).