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Publié par Homme Culture & Identité

Hommes et femmes, des étrangers qui doivent apprendre à s'aimer.


Je pense qu'il faut sortir de cette spirale infernale de la violence entre hommes et femmes qui ne peut mener qu'à la ruine. Je pourrais longuement parler de mon parcours de vie très significatif de ce point de vue. Je vous en donne quelques éléments charnières : début de vie amoureuse avec rapport violent aux hommes dû à l'absence de père. Instabilité émotionnelle extrême face aux hommes dans un rapport de séduction, répulsion d'où des échecs relationnels successifs. Très grande souffrance qui m'a conduite en séances de psy et psychanalyse. Enorme travail de restructuration par la compréhension de ce qui m'arrivait, causes et conséquences.

 

 

Désirer le bon et le bien, le vrai et le beau.


Moi je voulais une vie relationnelle heureuse. Comment être heureuse quand on est toujours dans la plainte, la revendication, la violence envers soi et envers les autres ? J'ai toujours trouvé la vie en société très violente-pouvoir, économie, travail...- il était donc essentiel de me préserver un espace de vie intérieur où je puisse me ressourcer.

 

 

Aller à la rencontre des autres, de leurs souffrances et de leurs joies.

 

L'analyse de soi est très utile mais elle ne suffit pas. Elle doit aussi se faire en lien avec le réel. J'ai donc beaucoup observé autour de moi les relations entre les hommes et les femmes. J'ai beaucoup écouté les points de vue de tous. Je suis allée à la rencontre des hommes et ai entendu toutes leurs difficultés à exister face à des femmes qui ont un pouvoir démesuré, qui le savent, en usent et en abusent. J'ai travaillé dans un milieu professionnel très féminisé, une horreur de dénonciation, délation, mesquinerie, coups bas... J'ai constaté qu'un homme ne vaut souvent pour une femme que s'il a une position sociale avantageuse pour satisfaire tous ses caprices. Qu'il perde son emploi et il perdra dans le même temps sa femme... J'ai observé des couples qui fonctionnaient bien, il y en a. Mais il y a aussi tous les autres qui en sont arrivés à ce point d'inversion des valeurs que la norme devient l'infidélité -c'est tendance- hallucinant le manque de respect, la jouissance sans entraves soit la négation complète de l'Autre.

 

 

Remettre en cause ses croyances, sortir de l'égocentrisme.


J'ai remis en cause tout ce que l'on me donnait pour acquis et valable- revendications féministes entre autres, toujours se poser la question "qui profite du système, pourquoi ?"- et JE ME SUIS REMISE EN CAUSE. Quand on ne va pas bien dans sa vie, certes on peut trouver des causes extérieures à soi, mais il est indispensable de PRENDRE SA PART : en quoi je suis responsable de mon malheur, qu'est ce que je veux mais qu'est ce que je donne aussi en échange ? Question de bon sens. Beaucoup de femmes dans leur aveuglement font subir aux hommes ce qu'elles ne supporteraient pas une seconde. Une véritable tyrannie. Je ne nie pas des revendications légitimes de la part des femmes mais encore faut-il qu'elles soient basées sur du réel et non grossies, amplifiées par un lobby féministe dont les revendications occultent à dessein le sort fait aux hommes (précarisation, chômage...).Sortir de son nombrilisme psychologisant qui fait de soi le centre du monde et empêche toute discussion constructive avec l'autre- je suis effarée des invectives sur le net qui tiennent lieu de pensées.

 

 

Avoir de la gratitude et s'accrocher aux exemples positifs dans son entourage.

 

J'ai eu la chance malgré une enfance chaotique, d'avoir "rencontré" des figures tutélaires -qui m'ont accompagnées toute ma vie- parmi lesquelles : deux grands-pères aimants, une mère, malgré sa tendance à jouer les mères vertueuses et à me culpabiliser avec ça, qui m'a appris le goût de l'effort, de l'honnêteté et pour être plus prosaïque qui m'a transmis son savoir en matière de cuisine. Je peux assurer que ces souvenirs de bonnes odeurs de cuisine, de partage m'ont profondément structurée ! (nde : tant d'amour peut passer par la cuisine, seul art faisant appel à tous les sens).

 

Si je suis qui je suis actuellement je le dois aussi en grande partie aux hommes : un grand père pater familias, très protecteur et un mari très soucieux de mon bien-être comme je le suis du sien. Je ne me sens nullement avilie quand je repasse son linge, pas plus que lui ne se sent dégradé quand il s'occupe de la voiture!

 

 

Au-delà de la famille.

 

Mes études m'ont également sauvée : j'ai toujours beaucoup lu, j'ai rencontré des gens sensibles, intelligents et qui m'ont fait avancer dans mon cheminement. J'ai toujours fui comme la peste tous les corporatismes, j'ai une allergie pour tout ce qui relève de la pensée unique. D'ailleurs, je ne me reconnais pas dans le féminisme et je ne supporte pas que des femmes -au demeurant bourgeoises privilégiées- prétendent me représenter alors qu'elles ne représentent que leurs propres intérêts de classe dominante. Je mets toujours en relation les paroles et les actes : combien tiennent de beaux discours et ne font pas, ne connaissent pas même le quart de ce qu'elles prétendent défendre!

 

Je me suis donc beaucoup nourrie de mes rencontres, hommes et femmes, je me suis beaucoup trompée mais j'ai beaucoup appris aussi de mes échecs, au moins qu'ils servent à quelque chose ! 

 

 

Donner du sens à sa vie.

 

La Foi n'a pas été un déclencheur dans mon processus de changement - j'étais trop iconoclaste pour cela- mais je pense qu'il est indispensable de donner du sens à sa vie, religieux, spirituel. J'ai des valeurs auxquelles je crois et que je partage avec ceux que j'aime, c'est ma plus grande force. Je suis suffisamment lucide pour me rendre compte que ces valeurs sont constamment mises à mal par un système où l'argent domine tous les rapports sociaux. La famille devrait échapper aux rapports marchands, hélas ce n'est plus le cas aujourd'hui : l'amour semble proportionnel au nombre de jouets achetés, injonctions démesurées de réussite sociale faites aux enfants, conjoints, mise en concurrence dans la fratrie... on est quelqu'un par ce que l'on possède ! 

 

Si je devais donner un sens à ma vie, c'est le partage : partage avec les miens, partage dans mon travail. Je dois retourner à l'enseignement et ce que j'aime par dessus tout dans ce métier (malgré là aussi une crétinisation programmée) c'est de partager ce que je sais. Empiler du savoir uniquement pour asseoir un pouvoir, mépriser celui qui ne sait pas, aucun intérêt. 



Aujourd'hui.


Un de mes plus grand bonheur ? Avoir réussi à dépasser mes freins, mes peurs et mes fausses croyances pour vivre une relation de couple saine et épanouie.


J'ai rencontré le grand amour de ma vie avec mon mari, mais cela n'aurait pas été possible si je n'avais pas effectué un très gros travail sur moi-même. On ne peut rien construire quand on est en guerre permanente contre soi et les autres. Je partage les mêmes valeurs que lui et nous allons dans le même sens pour construire notre vie. Je garde bien sûr des fragilités par rapport à mon passé mais j'en suis consciente, je sais les exprimer sans violence. Je suis responsable de moi et je ne fais pas porter à l'autre tout le poids de mon passé parce qu'il n'en est pas responsable. J'ai la chance d'avoir un mari très à l'écoute mais aussi très cadrant qui sait mettre ses limites, ce qui est très sain, structurant et rassurant ! J'ai beaucoup appris à son contact. Comme il a appris de moi. Nous sommes pour le meilleur ensemble mais quand nous rencontrons des difficultés, c'est aussi ensemble que nous faisons face. Et croyez-moi c'est une grande force!


Aujourd'hui je mène une vie enrichissante et en dépit des difficultés inhérentes à toute vie, je peux dire que j'ai repris le contrôle de ma vie. Les mauvais souvenirs du passé et les conséquences sur ma vie seront toujours là. Mais ce passé ne prend plus toute la place désormais.

 

 

Charger les enfants qui nous entourent de nos plus belles espérances.


Mes enfants m'ont aussi beaucoup aidée à me réconcilier avec moi-même. Et je ne voulais pas leur léguer tout mon mal-être ce qui est une condition suffisante pour avoir envie de s'en sortir !


Je n'aurai pas souffert pour rien si ma fille respecte l'homme avec qui elle sera, si mes fils acquièrent la force de résister au "chant des sirènes" et s'ils construisent une relation à la femme respectueuse des différences.

 

 

Plutôt des actes que des conseils.


Une vie ne se résume pas en quelques lignes, je n'ai d'ailleurs pas la prétention de le faire. C'est la première fois que je témoigne, si mes écrits peuvent aider ou guider quelques uns ou unes alors tant mieux. Je ne prétends pas avoir raison ce qui vaut pour moi ne vaudra pas pour d'autres. Mais je me connais maintenant suffisamment pour savoir ce qui est bon pour moi et ce que je dois éviter ou fuir pour ne pas aller mal. Je sais me protéger et ma relation à mon mari est mon refuge. Se méfier toujours de tous ceux qui prétendent savoir mieux que vous...chacun son chemin et il ne peut se faire qu'avec de la volonté, du courage. L'amour est un puissant carburant...il n'existe pas de solution clé en mains, le temps et la patience sont de précieux alliés, on l'oublie trop souvent. Revenir aux essentiels, très important!



 

Aux lecteurs et au(x) rédacteur(s) du blog.

 

Je suis touchée par ce site parce que j'y vois beaucoup de clairvoyance, des témoignages touchants et pour ceux plus agressifs, beaucoup de souffrance refoulée. Pour commencer à voir clair en soi-même, il faut déjà déposer les armes. Faire la paix avec soi c'est déjà entrer dans la relation à l'autre. Si vous vous obstinez à ne voir dans l'autre qu'un ennemi -projections souvent de ses propres peurs- vous ne réussirez qu'à vivre dans une plus grande solitude et à faire fuir tous ceux et celles qui ne demandent qu'à vous rencontrer.

 

Hommes et femmes nous avons tout à perdre à ce combat mortifère, il n'y a qu'à observer avec lucidité et honnêteté ce qui se passe autour de soi pour s'en convaincre.



Si les femmes persistent dans leur refus de l'altérité.


J'ai deux garçons et une fille. Je crains davantage pour l'avenir de mes fils que de ma fille. Je ne vois bien souvent, hélas, que des femmes revenchardes - de quoi d'ailleurs?- hystériques, revendicatrices ou paumées. Bien peu sont capables de construire une relation authentique, apaisée avec un homme. J'ai manqué de père et je peux affirmer que cela a eu des conséquences dramatiques dans ma vie. L'altérité est une condition essentielle au bien-être. J'ai eu pour ma part plus de difficultés professionnelles dans ma vie à cause... des femmes : des intriguantes (tiens pour les femmes on ne parle pas de perversion !) prêtes à tout pour arriver ! Pas de solidarité féminine (une fumisterie) quand il s'agit de dénigrer une autre femme jugée plus jolie, plus intelligente.

 

 

Des efforts supplémentaires à faire pour les femmes pour ne pas tomber dans le piège de la haine et de la consommation.

 

En tant que femme je peux témoigner que je vois beaucoup plus d'hommes respectueux de la femme que le contraire. Les hommes nous sont acquis d'emblée par le respect qu'ils ont pour leur mère. Ils ont un grand respect pour la mère de leurs enfants. Combien de femmes respectent le père de leurs enfants? Ceux qui ne respectent pas la femme dans leur grande majorité n'ont pas eu de père...à méditer. Ce ne sont pas les hommes en particulier qui marchandisent le corps de la femme, ce sont des groupes financiers, une minorité qui a bien compris son intérêt en manipulant les esprits ,en créant et pérennisant cette guerre des sexes qui ne profite qu'à ceux qui la légitiment. Les femmes n'ont rien à gagner à être dans un rapport de force constant avec les hommes : les hommes ont beaucoup évolué, ils s'occupent de leurs enfants, ils assurent financièrement, ils nous mettent sur un piédestal -à tort- pourquoi donc les accabler de reproches qu'ils ne méritent pas?

 

 

Les hommes doivent trouver la force de s'assumer.

 

Je pense qu'il est très difficile pour un homme actuellement d'être un homme. Messieurs ne renoncez pas à votre virilité ! Il en va de l'avenir de notre société. 

 

 

 

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Luna 28/05/2013 01:05

Comme j'ai aimé vous lire !
La "femme", la vraie, c'est vous, avec ses doutes, ses remises en question et sa lucidité sur le couple et la place de l'homme qu'on veut effacer.

Laure, vous êtes une aurore en ces heures sombres où le monde sombre...

Merci.